Version imprimable Kinkaku Ji II

pour deux flûtes à bec basse

Comme je l'avais annoncé dans l'article sur Kinkaku Ji, voici la partition de Kinkaku Ji II pour deux flûtes à bec basse (en fa). Cette pièce était inscrite au programme du concert "musiques en regards" donné par l'ensemble Salamandre le 22 juin 2011 à Pierrelatte.

programme "musiques enregards"

Cette version de Kinkaku Ji est conçue pour un duo mixte de flûtistes comme le montrent les parties de flûtes vocales (1ère flûte masculine et 2ème féminine). 

enregistrement MP3
concert du 22 juin 2011
Perrine Bernard et Yves Grollemund


1ère section : chant des baleines. La respiration continue est demandée pour la ligne de souffle. Les doigtés donnent des changements des couleurs d'intonation perceptibles. Les sons obtenus par l'utilisation de corps de la flûte à bec basse en flûte oblique (ney turc) sont parfois "délicats" et fragiles et contribuent par leur nature même à créer un climat lointain et "aquatique".

section 1 (cliquer pour agrandir)  

2ème section : dans cette partie, le son de ney se mêle à des percussions réalisées ici par l'utilisation de "sputato" et de pizz. Les divisions rythmiques sont précises. Les balayages harmoniques sont obtenus par crescendo intense.

section 2 (cliquer pour agrandir)


3ème section évocatrice du didgeridoo. Le langage rythmique de cet instrument est transcrit ici par l'utilisation d'accents de souffle (gradués en 3 niveaux) et d'articulations répétées. Le passage en flûte vocale procure une frénésie rythmique. Le réservoir 'C' est l'écriture de la desynchronisation doigts / langue. Le colla parte concerne uniquement la partie accents de souffle. Dans cette section, enchaînée à la précédente, seuls deux silences médians viennent suspendre fugitivement le crescendo d'un discours continu qui vise à installer l'auditeur dans un climat de transe.

section 3 (cliquer pour agrandir)


4ème section : en contraste, cette section nous plonge dans l'univers du shakuhachi. Tempo suspendu, sons souflés, longs silences, intervalles purs de la flûte vocale créent une véritable quiétude que seuls interrompent fugacement quelques balayages harmoniques. L'ultime phrase comence par une prise d'air sonore et audible. Le dernier balayage harmonique croisé se dilue en bruits d'articulation (tktk) de la langue en dehors de la flûte.

section 4 (cliquer pour agrandir)







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